Autopergamene

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Le Marbre Aphone

En général quand je passe devant un endroit qui me frappe par les images fabuleuses qu’il pourrait produire, je me mets un marqueur et je tente d’y revenir dès que possible. Il y a peu d’endroits comme ça qui m’ont marqué dans Nice, principalement parce que ce n’est pas une ville que j’aime beaucoup, mais je m’étais juré d’y revenir au moins une fois avec mon appareil et de partir du Mont Boron.
Pendant toute l’année précédente j’ai eu un professeur de dessin plutôt spécial, assez caricatural du vieux prof de dessin qui a déjà sa vision toute faite sur le monde. Assez âgé mais qui est resté plutôt sympathique ; qui se trimballe sa pipe en permanence et qui vous raconte des anecdotes de vie tellement impensables qu’à force vous n’osez plus en questionner la véracité. Ils nous avait emmené plusieurs fois - vers la fin de l’année - en haut du Mont Boron en voiture pour y passer la matinée à dessiner.

On y allait toujours de bon matin et évidement y retourner comme ça seul vers sept heures du matin, ça avait perdu son charme. Du coup je suis descendu dans Nice, me suis promené çà et là près de la côté et à la lisière de la ville. Contrairement à la dernière fois je ne me suis pas enfoncé dans la ville à me balader partout et n’importe où, en fait aux alentours de 14h, après sept heures de marche en montée et descente, à travers les bouts de forêts et les rues mal pavées, je me suis écroulé dans un fauteuil de Nice Étoile et y ai pioncé tranquillement. Étonnement je n’étais pas le seul.
Je me suis réveillé avec un mal de ventre et un mal à la tête, du coup j’ai laissé tomber mon sandwich, je suis vite fait passé à mon école prendre des nouvelles et à 16h j’étais de retour chez moi.

Et accessoirement oui, j’avais super mal aux pieds.










































Publié le : 09/15/09
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