Autopergamene

Accueil Retour à En averse d'encre

Prypiat

Je ne peux pas vraiment dire que cette journée ait bien commencé — en plein samedi de pâques c’était bouchon et compagnie, et j’ai eu un mal de chien à me garer quelque part pour aller faire des photos. J’ai tourné-viré, me suis tapé une bonne heure d’embouteillages, et puis je l’avoue j’étais parti sans savoir où j’allais sévir avec mon appareil. Le temps était pourri, il n’y avait pas un chat dehors, le vent soufflait comme pas possible et me faisait trembler dans mes prises de vue, bref.

Je me suis garé sur une petite place à l’arrière du centre commercial et de là j’ai marché, marché et remarché, pendant six heures, avant de rentrer chez moi, tête et carte mémoire pleines d’images.
Je me suis perdu à pas mal de moments, c’est un des problèmes lorsque l’on part en aveugle dans un coin et qu’on a un sens de l’orientation pourri. Surtout quand comme moi on a tendance à passer par-dessus grillages et barrières pour au final atterrir un peu n’importe où.

Pas mal de lieux abandonnés, l’immense propriété avec les voitures laissées à rouiller entre les hautes herbes, l’espèce de hangar désaffecté, des arrières-cours où personne ne va, des ruelles, et même le dessous d’un pont en escaladant les espèces d’arches. En fait, dans l’ensemble pas mal de rouille, de fissures, de craquelures — on ne le remarque pas en vivant au jour le jour, en marchant dans les rues sans s’arrêter, mais posez-vous deux secondes pour regarder les murs et bâtiments qui vous entourent et tout s’effondre dans une pluie de saleté et décrépitude.

C’en est assez effrayant. Je me doute que personne ne pourrait tout repeindre sous une couche de neuf, mais il y a véritablement certaines visions qui sont à la limites du post-apocalyptique si l’on y pense.











































Les photos seront géo-taggées dans leur intégralité sous peu.

Publié le : 04/12/09
Accueil Retour à En averse d'encre