Autopergamene

Caténaire
21 photos
11 years ago
Deux ans (vingt-six mois) depuis que mon doigt avait effleuré pour la dernière fois le déclencheur de mon appareil. Qu’on s’entende j’ai des excuses : tout d’abord je me suis beaucoup plus investi dans mon travail (mon vrai travail) qu’est le développement web. Cela faisait trois ans que je mûrissais dans l’agence de communication dans laquelle j’avais été embauché à la sortie de l’école et il a fallu faire le pas vers ma propre entreprise, ce qui a demandé beaucoup de mon temps. L’autre principale raison c’est que j’ai déménagé, (très) loin des côtes du sud pour atterrir à Saint-Étienne près de Lyon. J’ai longtemps traîné à ressortir mon appareil photo, enfoui dans sa sacoche au fond de mon bureau, mon attention détournée par tant et tant de choses. Je ne sais plus ce qui m’a poussé aujourd’hui à le faire, mais une fois la décision prise tout est allé très vite. La Loire est l’exact opposé de l’expérience que j’ai eu sur la côté : là où dans le sud les friches sont une espèce en voie d’extinction, réhabilitées les unes après les autres, ici elles prospèrent et s’enracinent dans le décor jusqu’à en faire partie intégrante. Mines, usines et boutiques, vivent et meurent sans que personne n’ose les déloger. J’ouvre donc un nouvel album, pour cette année 2014, et prie pour que d’ici décembre, ses pages blanches soient couvertes de rouille et poussière. Cette première série, je la fais en douceur, avec la Rotonde Ferroviaire de Badan. J’ai eu *énormément* de mal à me remettre dans le bain – comme si on m’avait cassé les jambes après être tombé à vélo et qu’il fallait que je me remette en selle. Mon œil endormi, mes réflexes de photographe atténués, mes mains balbutiantes face à mon appareil que je peinais à commander comme à la bonne époque. Ces détails dans les textures, ces jeux de couleurs dont j’étais si friand, mon regard peine désormais à les discerner, ce qui explique leur absence temporaire dans ces images. Les photos qui suivent sont loin de ce que promettait le potentiel du lieu; il y en a une poignée que j’aime vraiment mais ça ne sera jamais une série m’étant aussi chère que certaines d’il y a deux ans. Ceci étant dit, c’est une série de remise dans le bain, un re-plongeon dans les écumes de crépis qui me sont si chères. Pas ma meilleure sortie, pas ma pire, simplement une préface à ce nouvel album 2014, en espérant que ce qui suive vous face honneur à vous, *photophiles*.

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The Ancient Mariner

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02 - The Ancient Mariner

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Anémie

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05 - Anémie

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Exogenèse

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11 - Exogenèse

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Caténaire
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Deux ans (vingt-six mois) depuis que mon doigt avait effleuré pour la dernière fois le déclencheur de mon appareil. Qu’on s’entende j’ai des excuses : tout d’abord je me suis beaucoup plus investi dans mon travail (mon vrai travail) qu’est le développement web. Cela faisait trois ans que je mûrissais dans l’agence de communication dans laquelle j’avais été embauché à la sortie de l’école et il a fallu faire le pas vers ma propre entreprise, ce qui a demandé beaucoup de mon temps. L’autre principale raison c’est que j’ai déménagé, (très) loin des côtes du sud pour atterrir à Saint-Étienne près de Lyon. J’ai longtemps traîné à ressortir mon appareil photo, enfoui dans sa sacoche au fond de mon bureau, mon attention détournée par tant et tant de choses. Je ne sais plus ce qui m’a poussé aujourd’hui à le faire, mais une fois la décision prise tout est allé très vite. La Loire est l’exact opposé de l’expérience que j’ai eu sur la côté : là où dans le sud les friches sont une espèce en voie d’extinction, réhabilitées les unes après les autres, ici elles prospèrent et s’enracinent dans le décor jusqu’à en faire partie intégrante. Mines, usines et boutiques, vivent et meurent sans que personne n’ose les déloger. J’ouvre donc un nouvel album, pour cette année 2014, et prie pour que d’ici décembre, ses pages blanches soient couvertes de rouille et poussière. Cette première série, je la fais en douceur, avec la Rotonde Ferroviaire de Badan. J’ai eu *énormément* de mal à me remettre dans le bain – comme si on m’avait cassé les jambes après être tombé à vélo et qu’il fallait que je me remette en selle. Mon œil endormi, mes réflexes de photographe atténués, mes mains balbutiantes face à mon appareil que je peinais à commander comme à la bonne époque. Ces détails dans les textures, ces jeux de couleurs dont j’étais si friand, mon regard peine désormais à les discerner, ce qui explique leur absence temporaire dans ces images. Les photos qui suivent sont loin de ce que promettait le potentiel du lieu; il y en a une poignée que j’aime vraiment mais ça ne sera jamais une série m’étant aussi chère que certaines d’il y a deux ans. Ceci étant dit, c’est une série de remise dans le bain, un re-plongeon dans les écumes de crépis qui me sont si chères. Pas ma meilleure sortie, pas ma pire, simplement une préface à ce nouvel album 2014, en espérant que ce qui suive vous face honneur à vous, *photophiles*.

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